Préparation au certificat d’opérateur

Fiches réglementation

Les règles essentielles à comprendre pour l’examen et pour exploiter ensuite une station radioamateur de manière responsable.

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Qui fait quoi ?

Les organismes que le candidat doit savoir distinguer.

UIT L’Union internationale des télécommunications organise le cadre mondial des radiocommunications et le partage international du spectre.
CEPT La Conférence européenne des administrations des postes et télécommunications facilite la reconnaissance des certificats et l’utilisation temporaire à l’étranger.
ARCEP L’autorité française participe à l’organisation et à l’attribution des fréquences dans le cadre national.
ANFR L’Agence organise les examens, délivre les certificats, attribue les indicatifs et intervient dans la gestion et le contrôle du spectre.
À retenir : UIT = monde, CEPT = coopération européenne, ARCEP = régulation nationale, ANFR = gestion opérationnelle des radioamateurs.
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Le certificat et l’examen

Deux épreuves distinctes, toutes deux obligatoires.

Épreuve Questions Durée Minimum
Réglementation 20 15 minutes 10/20
Technique 20 30 minutes 10/20
  • Une bonne réponse vaut 1 point.
  • Une réponse fausse ou absente vaut 0 point.
  • Une épreuve réussie reste acquise pendant un an en cas d’échec à l’autre.
  • Après un échec, il faut attendre deux mois avant de se représenter.
  • Les candidats justifiant d’au moins 70 % d’incapacité permanente disposent du triple de temps, sous une forme adaptée.
L’outil de présentation de l’ANFR sert à découvrir l’interface, mais l’Agence précise qu’il ne couvre pas tout le programme et ne constitue pas un véritable outil d’entraînement.
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Certificat et indicatif : deux choses différentes

Réussir l’examen ne donne pas immédiatement le droit d’émettre.

Certificat d’opérateur Il atteste que la personne possède les connaissances réglementaires et techniques requises. Le certificat français est équivalent au niveau HAREC de la CEPT.
Indicatif personnel Il identifie la station et son titulaire pendant les émissions. Il est demandé après l’obtention du certificat.
Ordre correct : réussir l’examen → recevoir le certificat → demander l’indicatif → commencer à émettre lorsque l’indicatif a été attribué.
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Attribution et utilisation de l’indicatif

L’indicatif identifie la station et reste propriété de l’État.

  • Les indicatifs personnels et ceux des radio-clubs sont attribués pour l’année civile et reconduits tacitement.
  • L’indicatif est attribué à partir de l’adresse et de la position géographique déclarées.
  • Une modification doit être signalée à l’administration dans un délai de deux mois.
  • L’indicatif reste la propriété de l’État et n’est pas transmissible.
/P Portable
/M Mobile
/MM Mobile maritime
Un indicatif spécial temporaire peut être attribué pour un événement exceptionnel. Son utilisation est limitée à quinze jours sur une période de six mois et la demande doit être déposée au moins vingt jours ouvrables avant son utilisation.
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Déclarer sa station

Le seuil réglementaire repose sur la puissance apparente rayonnée.

Toute station dont la puissance apparente rayonnée (PAR) est supérieure à 5 W doit être déclarée auprès de l’ANFR. La PAR ne se confond pas automatiquement avec la puissance affichée par l’émetteur : elle dépend aussi des pertes de la ligne et du gain de l’antenne.

Puissance émetteur Puissance délivrée à la sortie du poste.
PAR Puissance rayonnée tenant compte de l’installation d’antenne et de sa directivité.
À l’examen, repérez bien le mot PAR. La règle ne dit pas simplement « poste de plus de 5 W ».
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Nature des communications

Le service amateur est un service d’expérimentation sans intérêt pécuniaire.

Le service amateur est destiné à l’instruction individuelle, à l’intercommunication et aux études techniques réalisées par des personnes autorisées qui s’intéressent à la radioélectricité à titre personnel et sans intérêt financier.

  • Le trafic doit rester lié à la finalité du service amateur.
  • La station doit être correctement identifiée par son indicatif.
  • Les communications internationales pour le compte de tiers sont interdites par le Règlement des radiocommunications, hors situations prévues par les textes applicables.
  • La courtoisie ne remplace pas le respect des règles d’exploitation et de partage des fréquences.
« Je peux techniquement le transmettre » ne signifie pas « j’ai réglementairement le droit de le transmettre ».
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HAREC, CEPT et utilisation à l’étranger

La reconnaissance internationale facilite les séjours temporaires.

Le certificat français correspond au niveau HAREC défini par la recommandation T/R 61-02 de la CEPT. Selon le pays, la recommandation T/R 61-01 permet d’utiliser temporairement une station sans demander une licence locale complète.

  • Il faut toujours vérifier que le pays visité applique la recommandation concernée.
  • Les préfixes, bandes et puissances applicables restent ceux du pays d’accueil.
  • En France, certains radioamateurs étrangers peuvent utiliser leur indicatif national précédé du préfixe français pour un séjour de moins de trois mois.
  • Pour un séjour plus long, un indicatif français temporaire peut être nécessaire.
La reconnaissance CEPT simplifie la démarche ; elle ne permet pas d’ignorer la réglementation du pays visité.
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Manquements, suspension et annuaire

Un indicatif peut être suspendu ou révoqué.

  • En cas de manquement, l’indicatif peut être suspendu jusqu’à trois ans ou révoqué.
  • La décision doit être motivée, proportionnée et prise dans le cadre d’une procédure contradictoire.
  • Le titulaire peut demander la suspension volontaire de son indicatif, dans la limite de dix ans.
  • L’annuaire officiel de l’ANFR publie les indicatifs autorisés.
  • Un radioamateur peut s’opposer à la publication de ses données personnelles ; seul son indicatif reste alors publié.
L’indicatif n’est pas un bien privé définitif : son maintien dépend du respect de la réglementation.
Q

Mini-quiz de réglementation

Huit questions pour vérifier les points fondamentaux.

1. Combien de questions comporte l’épreuve de réglementation ?

L’épreuve de réglementation comporte 20 questions et dure 15 minutes.

2. Quelle note minimale faut-il obtenir à chacune des deux épreuves ?

Il faut obtenir au moins 10/20 à la réglementation et 10/20 à la technique.

3. Une mauvaise réponse à l’examen vaut actuellement :

Une bonne réponse vaut un point ; une mauvaise réponse ou une absence de réponse vaut zéro.

4. Après un échec, quel délai faut-il attendre avant de se représenter ?

Le délai réglementaire est de deux mois.

5. Quand une station doit-elle être déclarée à l’ANFR ?

Toute station dont la puissance apparente rayonnée (PAR) est supérieure à 5 W doit être déclarée.

6. Dans quel délai faut-il signaler une modification de la station déclarée ?

Toute modification doit être signalée à l’administration dans un délai de deux mois.

7. Quel complément est utilisé pour une station en portable ?

/P désigne le portable ; /M le mobile ; /MM le mobile maritime.

8. À qui appartient juridiquement l’indicatif attribué ?

L’indicatif reste la propriété de l’État et n’est pas transmissible.
S

Sources officielles

À consulter lorsqu’une règle ou une procédure évolue.

Ces fiches sont pédagogiques. En cas de contradiction, la version consolidée des textes officiels et les instructions publiées par l’ANFR prévalent.